Biographie - Louis ARMSTRONG
Introduction et citation :
"Dès qu'on souffle dans un instrument, on sait qu'on ne pourra rien en sortir que Louis n'ait déjà fait...".
C'est ainsi que Miles Davis, autre légende du jazz, évoquait le charisme historique de son aîné Louis Armstrong. Ce champion des improvisations à la trompette, ce chanteur inimitable au scat joyeux, fut un ambassadeur du jazz qu'il fit vivre à travers le monde entier, d'un concert à un show TV, ou d'un film à une master-classe. Récit d'une biographie passionnante...
Enfance et adolescence : Louis Armstrong voit le jour le 4 août 1901, dans
une famille pauvre du quartier de Perdido Street à La Nouvelle-Orléans (Louisiane). Son enfance est marquée par l’abandon de son père. Louis
forme un groupe vocal avec d'autres gamins de son âge. Ensemble, ils parcourent les rues et glanent quelques pièces...
Suite à un coup de feu tiré en l’air à l’occasion des célébrations de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 1912, il est enfermé longuement au Home for Colored Waifs. C'est là que, grâce à un surveillant qui fait office de professeur de musique, il apprend à jouer du cornet à pistons.
Les débuts : À sa sortie, il joue dans les fanfares et orchestres locaux, puis fait ses premiers pas auprès de King Oliver qui sera son mentor et représentera une figure paternelle manquante. Louis commence à voyager avec le fameux orchestre de Fate Marable, qui se produit sur un riverboat à vapeur sur le Mississippi. King Oliver l'appelle à Chicago en 1919 pour intégrer son Creole Jazz Band, considéré comme le meilleur orchestre de hot jazz du moment.
Pour des archives vidéos nombreuses, le portrait biographique réalisé par France Musique (8'14)
Mariage : Armstrong épouse le 5 février 1924 la pianiste Lil Hardin, qui le presse à travailler avec des artistes renommés afin de lancer sa carrière. Il part donc pour New York et se joint à l’orchestre de Fletcher Henderson. Là, il a l'occasion d'enregistrer avec le pianiste Clarence Williams, l'un de ses vieux amis de La Nouvelle-Orléans. Il signe notamment des duos avec l'un de ses seuls rivaux en matière de technique instrumentale : Sidney Bechet.
L'orchestre : Il revient à Chicago en novembre 1925 et commence à enregistrer sous son propre nom avec les célèbres Hot Five et Hot Seven. C'est à cette époque qu'il passe du cornet à la trompette. En février 1927, il crée son propre orchestre Louis Armstrong and His Stompers, au Sunset Café. L'année suivante, on le retrouve comme soliste principal dans le Carroll Dickerson's Band. Décidément très sollicité et très mobile, Armstrong repart à New York en 1929 où il se produit entre Harlem et Broadway, puis passe une dizaine de mois en 1930 au Sebastian's Cotton Club de Los Angeles, avant d'entreprendre une tournée à travers l’Europe.
Blessure : En 1935, il se rompt l'orbicularis oris, un muscle labial, et se voit contraint de mettre sa carrière de trompettiste entre parenthèse. Il ne retrouvera jamais sa virtuosité. Il s'installe de façon permanente dans le Queens (New York) en 1943. A compter de 1947, Armstrong prend la direction d'une nouvelle formation, où il a entre autres pour compagnons le tromboniste Jack Teagarden, le clarinettiste Barney Bigard et le percussionniste Sidney Catlett. Réduits à 6 musiciens pour raisons financières vers 1950, les All Stars reviennent au style dixieland.
Une consécration internationale : Malgré une santé fragile, il continue d'enchaîner les enregistrements, tournées internationales et apparitions au cinéma. En 1964 et 1967, ses interprétations à succès le propulsent au sommet des hits parades... Louis Armstrong est mort d'un arrêt cardiaque le 6 juillet 1971, dans sa maison de Corona (Long Island). Une étoile est à son nom sur le Walk of Fame d'Hollywood.
Un duo d'exception : Louis Armstrong à la trompette et Duke Ellington au piano (3'31)
Chant - What a Wonderful World
Introduction : Cette chanson datée de 1967 fut inspirée par le charme de la demeure New Yorkaise dans laquelle Louis Armstrong coulait des jours heureux avec son épouse.
Texte : Les deux compositeurs B. Thiele et G. Weiss lui écrivirent What a Wonderful World (Quel monde merveilleux...), avec un texte qui louait la beauté des jardins attenants à cette maison, "J'aperçois des arbres verts, des roses rouges également...", et le bonheur quotidien de vivre "en regardant le ciel, les nuages, les passants qui se saluent, les bébés qui grandissent...".
L'interprétation lumineuse d'Armstrong (2'29)